Une petite Souris à l’école: et déjà la fin de l’année scolaire…

Pour finir l’année scolaire avec le sourire, la Petite Souris a concocté un nouveau florilège de mots d’enfants cueillis au vol et d’anecdotes prises sur le vif. Bonne lecture!

 

 

 

La persévérance paie toujours...


Ce matin, Clément, 7 ans, interpelle la maîtresse pour lui montrer l'énorme piqure de moustique qu'il a dans les cheveux. " Tu la vois? Elle est là!" dit-il en présentant le haut de sa tête. 
Euh... La maîtresse veut bien le croire sur parole mais n'est pas très emballée à l'idée d'aller fourrager dans l'épaisse chevelure pour dénicher le bouton. Elle élude donc: " ça alors! Bon, surtout, tu ne grattes pas..." puis s'esquive. 

Un peu plus tard dans la journée, au retour de récréation, pendant que les élèves rentrent un par un dans la classe, nouvelle tentative de Clément qui se plante en plein milieu du passage et colle sa tête contre le ventre de la maîtresse: "Est-ce que tu vois mon bouton de moustique? Il est très gros et il est quelque part par là!" "Euh! Oui, oui Clément!"... élude à nouveau la maîtresse. Dans le couloir une bagarre vient d'éclater entre Edouard et Auguste, pas le choix, la maîtresse est appelée d'urgence! 

Qu'à cela ne tienne, la journée n'est pas finie! Au moment de la cantine,  quand tous les élèves sortent, Clément persiste et signe en bloquant le passage à sa maîtresse, prêt à faire le bélier, tête baissée, pour lui montrer son crâne: "Faut que tu écartes les cheveux, c'est quelque part par là, touche, tu vas le sentir, il y a une croûte!" Il lui saisit la main pour la guider, mais voilà que la maîtresse doit subitement filer, Zoé saigne du nez et il n'y a plus de mouchoirs dans la boîte!

13h45, sonnerie, l'heure de retourner en classe. Les élèves se mettent en rang dans la cour. Sauf Clément, en embuscade derrière la porte. Quand la maîtresse apparaît,il bondit sur elle. Malin, il a cette fois-ci bien préparé son intervention. Ses doigts ont localisé le bouton, écartant bien tous les cheveux, pour mieux l'exhiber. La maîtresse ne peut plus le manquer! "Regarde, il est là! Hein qu'il est gros?" 
Mouvement de recul de la maîtresse prise par surprise, qui doit bien admettre: "Oh oui, il est gros dis donc!" 
Sourire radieux de Clément, satisfait, qui maintenant n'a plus qu'à se repeigner avec les doigts. Mission accomplie.
La petite fille qui avait des os en trop

Au moment de quitter l'école, Lou, 6 ans, dit à la maîtresse qu'elle a rendez-vous à l'hôpital le soir-même pour qu'on lui enlève des os en trop... C'est "parce que j'ai souvent mal au ventre" explique-t-elle très sérieusement... 
Le lendemain matin, Lou est de retour à l'école, en pleine forme. Les maîtresses l'appellent pour prendre de ses nouvelles et savoir comment s'est passé son rendez-vous médical. 
"Tu es sûre qu'on t'a enlevé un os en trop?" demande l'une des enseignantes. 
"Oui, oui, mais c'était pas un gros, c'était juste là", répond la petite fille en montrant son minuscule index. Les têtes des trois enseignantes s'approchent de concert pour lorgner le petit doigt. Un petit doigt qui n'a pas la moindre cicatrice et semble posséder le bon nombre de phalanges... 
Allez! Encore un mystère non résolu, dont seuls les enfants ont le secret...
Une autruche à l'école

Zoé a amené un ballon de baudruche à l'école. Pendant la récréation,  la coquine s'amuse à le gonfler puis à le faire claquer par surprise dans les oreilles des camarades, plaisanterie que ces derniers apprécient fort moyennement. Bastien, 6 ans, court alors se plaindre auprès des maîtresses: "Maîtresse, Zoé a claqué un ballon d’autruche dans mon oreille."
Allergie

Lu sur la feuille de renseignement de Jonathan, petit CP, au rayon "allergie" (alimentaire) : figues de Bulgarie. Est-ce à dire que pour toutes les autres figues, de France, Turquie, Espagne, Italie etc... pas de problème? A moins que cela ne soit plutôt figues de Barbarie? Dans le doute, mettons toutes les figues dans le même panier, ce sera plus sûr!
Retour dans le futur

"Maîtresse, hein que la 3è guerre mondiale, c’était la plus pire ?"
L'épreuve des lacets: avenir compromis...

A la piscine, réflexion perplexe de Mathias, 6 ans, devant Paul, enfant trisomique qui a besoin d'un adulte pour lui nouer ses lacets de chaussures: «Il a 10 ans et il ne sait pas faire ses lacets tout seul ? Hé ben, ça va être compliqué pour lui d’aller à l’université, plus tard !»
Euh... Tout, on saura tout!

En CP, pendant le "quoi de neuf" du lundi matin, Adrien raconte qu'il n'a pas pu aller à la piscine ce WE  car "maman avait ses règles." Ah... Dommage...

 

 

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