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Une petite souris à l’école: le « miracle » de la neige…

Une petite histoire de saison cette semaine: le Miracle de la neige!!!

 

 

Le froid s’est installé depuis quelques temps.  Petits matins gelés qui étincellent sous le soleil, le ciel est d’un bleu intense et  la campagne toute blanche de givre. Tout comme la cour de récréation, pour le plus grand bonheur des enfants qui en arrivant à l’école s’empressent d’aller gratter la glace. Pas de quoi faire un bonhomme de neige, loin s’en faut, mais qu’importe, tels des petits bousiers affairés, tous s’amusent à faire de minuscules boules de glace. Noël approchant à grands pas, dans la tête des enfants, ces 5  millimètres de givre sont forcément de la NEIGE! Certains en glissent dans les poches, dans l’espoir de la garder jusqu’à la récréation prochaine, ce serait trop bien. C’est sans compter sur les 25°C qui règnent dans la classe…

La maîtresse explique qu’en fait, ce n’est pas de la neige mais du givre et que cela ne se forme pas de la même façon. 28 paires de yeux très sceptiques, limite contrariés, se fixent sur elle. Du givre? Qu’est-ce que c’est? Jamais entendu parlé!

Elle demande alors si quelqu’un sait comment se fabriquent les flocons de neige? Une main se lève et Gabin, 7 ans, déclare avec aplomb:

« Bah oui, c’est Jésus qui décide… »

?????

Tels les redoutables fétiches de la sorcière Karaba dans Kirikou, 28 visages hyper attentifs pivotent aussitôt en direction Gabin.

« C’est qui Jésus? » fait une autre voix, perplexe.

Hop, à nouveau changement de direction des têtes qui de concert, se tournent maintenant vers Adrien.

Arrrrrrgggghhhhh… Eh oh, hou hou, les fétiches, il est temps de briser l’envoûtement, et si nous reprenions les choses depuis le début?

La neige est un phénomène météorologique, tout ce qu’il y a de plus naturel… etc etc…

 

La petite souris à l’école: au secours, la maîtresse craque!

Parfois, les maîtresses sont à bout.  Vraiment. Tant et si bien que … Et si elles finissaient par craquer? Bref,  cette semaine, il y a comme un grain de folie du côté de la Petite Souris, avec une histoire qui part en cacahuète! GRRRRRRR !!!! 

 

Lors d’une récréation particulièrement agitée  (plaintes incessantes, jérémiades, bagarres, insultes et gros mots à gogo) c’est au tour de Mathurin de venir se plaindre à la maîtresse.

Bonjourbienvenue au bureau des réclamations, que pouvons-nous pour toi? 

« Maîtresse! Edouard m’a dit suce ta bite! »

Le dénommé Edouard, charmant petit ange de 7 ans, est appelé sur le champ. Il arrive en trainant des pieds. Il sait déjà le méga savon qui le guette, les yeux de la maîtresse lui lancent des éclairs, on ne peut plus éloquents. Et de fait la foudre s’abat sur lui illico:

Décidément mon pauvre Edouard! En plus d’être vulgaire, tu es idiot! Comment veux-tu qu’il suce lui-même sa bite, tu m’expliques comment il fait? Il se plie en quatre? Il tire dessus comme sur un élastique? Non mais, ras-le-bol à la fin! Aucun bon sens! Un pois chiche à la place du cerveau! Et si tu réfléchissais un peu avant d’ouvrir la bouche, pour une fois?!

Le vase a débordé, Edouard et ses sempiternelles grossièretés, c’était la goutte d’eau en trop. Maintenant la maîtresse est toute énervée! Alors gare aux bêtises, les élèves ont intérêt à se tenir à carreaux en classe…

Le petit Lucien lève le doigt: il n’a plus de colle. Elle lui en prête une qui est toute neuve.

Elle s’appelle Reviens, précise-t-elle.

Pas de soucis, le tube de colle revient docilement quelques minutes plus tard, à un détail près toutefois… il est complètement VIDE. Plus rien dedans! 20g de colle évaporée, disparue, pour une simple feuille à coller dans un cahier! ça dépasse l’entendement !

Où est passée la colle?!  (Voix doucereuse de la maîtresse. Trop doucereuse, pas bon signe…)

Haussement d’épaules d’un Lucien  perplexe qui fait mine de chercher, plein de bonne volonté, dans son casier, par terre, dans ses poches, dans son cartable, sous le radiateur, au cas où le bâton de colle aurait eu l’idée d’aller faire une petite promenade… En vain ! Le mystère demeure total! La classe entière retient son souffle. Trop palpitant! La maîtresse, elle, s’impatiente:

Dis-moi plutôt la vérité Lucien! Tu l’as sortie complètement de son tube, comme la dernière fois, c’est ça?  Et elle est tombée? Où est-ce qu’elle a roulé? DIS-MOI!

 » Je l’ai mangée. »

Silence de mort. La maîtresse chancèle sous le choc, incrédule.

Pardon? Comment ça, mangée? Toute entière? Les 20g d’un coup?

Hochement de tête de Lucien qui en guise de preuve, tire une langue toute blanche. Retentit alors un long cri, celui de la maîtresse qui craque:

Mais c’est pas possible, tu ne peux pas manger tes crottes de nez comme tout le monde, bon sang?!!!

 

Pour retrouver d’autres anecdotes (toutes aussi authentiques) de la Petite souris, cliquez ICI ! A bientôt pour de prochaines aventures.

 

 

Une petite souris à l’école: les doigts rouges

Merci à tous les collègues qui glanent pour la Petite Souris quantité d’anecdotes. N’étant pas petite souris pour rien, elle en fait provision!  Voici donc une nouvelle histoire, aux faux airs d’enquête policière, suspens…

 

 

Les doigts rouges

Une maîtresse « volante » est appelée un matin pour faire un remplacement en CP.   L’enseignante de la classe a une passion rigolote: les gadgets en tout genre, décoratifs, ludiques, malicieux. Son bureau en est plein. De quoi susciter l’envie des élèves… Pour la correction du travail écrit, elle utilise des petits tampons exprimant différentes émotions pour encourager et stimuler les élèves : tête couronnée, tête avec des yeux en forme de coeur ou de fleur quand c’est très bien, tête qui grimace ou qui tire la langue quand ça laisse à désirer.  Les enfants en raffolent.

En bonne maîtresse remplaçante qui sait s’adapter, la collègue se prend au jeu et utilise les tampons pour ses corrections. Puis, le soir, les cahiers finis, elle range scrupuleusement le bureau, chaque objet à sa place, avant de partir.

Le lendemain matin, de retour dans la classe, elle perçoit un changement sur le bureau mais quoi? Impossible à dire. Ce n’est qu’au moment des corrections, sur le temps du midi, qu’elle constate avec effroi que  les tampons et l’encreur rouge ont disparu! Sueurs froides, bureau fouillé de fond en comble, impossible de remettre la main dessus. N’ayant pas pu disparaitre tout seuls, une seule explication: quelqu’un s’est servi…

Les élèves reviennent de récréation. Débute un interrogatoire serré, déballages des cartables, en vain, rien que des mines innocentes. En désespoir de cause, ultime tentative de la maîtresse: elle suggère au responsable de remettre tout le butin à sa place, ni vu ni connu, dès qu’il en aura le courage.

Une nuit passe. Et miracle, au petit matin: les tampons et l’encreur sont revenus sur le bureau! Dans un piteux état et jetés pêle-mêle, certes, mais bien là!

Dans la classe, rien que des mines  ébahies par le retour merveilleux des objets; c’est presque de la magie: abracadabra, escamotés, restitués! Incroyable!

Du voleur, on ne saura rien et il ne se manifestera pas… si ce n’est le bout des doigts tout rouges d’une certaine élève… Mais on fera comme si…

 

« Le choix d’une vie »: sortie en librairie!

 

Tadam! Mon second roman Le choix d’une vie (aux éditions Nouvelles Plumes) est sorti en librairie!! Vous pouvez le trouver partout maintenant !

 

 

Résumé de l’histoire:

Anna, jeune mère de famille parisienne, apprend avec surprise qu’elle est l’héritière d’une maison dans l’Yonne. Un héritage mystérieux et inattendu qui va inciter la jeune femme à se plonger dans son histoire familiale. Quels secrets abrite cette demeure?

Une petite souris à l’école: sexisme à tous les étages

 

Quand le sexisme s’invite à l’école, la Petite Souris en grince des dents… Petite chronique dans l’air du temps… 

 

Théophile a 6 ans. En classe, il a toujours besoin de se faire remarquer : il parle plus fort que tout le monde, attire l’attention sur lui par toutes sortes de propos souvent grossiers ou provocants. Il est habitué à exiger et tout est prétexte à râler. Ce jour-là, il est particulièrement agité, quand tout à coup, il interpelle la maîtresse (genre beuglement à faire lever toutes les têtes):

« Bon, on fait quoi maintenant femmelette? »

Inutile de préciser que la maîtresse a failli en tomber à la renverse… et que la réplique n’a pas trainé.

Femmelette, quel drôle de mot pourtant, qui  rime comme omelette, saperlipopette, pirouette et cacahuète. Cela a bien fait rire les autres enfants, certains ne le connaissaient même pas, quelle trouvaille! Quant à Théophile, tout fier de son éclat, on se demande (pour la forme) où il l’a entendu…

Le soir même, la maîtresse a rendez-vous avec la maman d’un autre enfant dont le comportement s’avère problématique: agressivité verbale et physique quotidienne envers les autres élèves, grosses colères, conflits permanents avec les adultes. Bref le vase déborde. Fatigue nerveuse, usure, exaspération.

La mère, fataliste, écoute, hausse les épaules puis confie son désarroi :

« Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise? Moi, il ne m’écoute pas de toute façon. Il me traite de pouffiasse et parfois il me tape aussi. Il y a que son beau-père qu’il craint! Avec lui, y a pas de problème, il file droit, ça oui! Mais moi,  je sais plus quoi faire! Je lui ai déjà dit que j’allais le mettre dans une famille d’accueil s’il continue comme ça! Et puis à l’école, si ça marche pas avec lui, c’est normal: les maîtresses ne sont pas assez autoritaires. D’ailleurs, il n’y a que des femmes dans les écoles…alors, forcément! »

Bah oui, tiens, forcément… Maintenant qu’on le dit – révélation! – le problème viendrait donc de là?! Aïe, pas gagné alors quand on sait que dans l’enseignement primaire, 82% des enseignants sont des femmes…

Petit débriefing  entre collègues, le soir, après les mille et unes péripéties d’une journée presque ordinaire, l’instant « SAS de décompression » avant de rempiler sur la seconde journée de travail qui les attend, maison-famille-enfant-courses-lessive etc… L’une raconte qu’elle s’est pris un coup de pied dans le tibia en voulant intervenir dans une bagarre. Une autre: qu’un de ses élèves a balancé son cahier à travers la classe, sous prétexte qu’il n’avait pas envie de faire son travail. Dans un autre classe, c’est Machin qui a renversé sa table pour manifester son mécontentement.

« Il faudrait plus de collègues masculins dans les écoles primaires, commente alors l’une d’entre elles. Malheureusement, inutile de les chercher, ils sont en voie de disparition… Ou alors il faudrait  rendre les salaires plus attractifs… »

Long silence songeur. Rendre les salaires plus attractifs…? Juste pour attirer les hommes?

En quel honneur?

Parce qu’il serait dans l’ordre des choses que les femmes se contentent, elles, de salaires non attractifs?

Sexisme ordinaire… à tous les étages.

 

 

 

 

 

 

Du côté de l’objectif…

 

Automne

Près d'un lac, au petit matin. La nature qui s'éveille doucement. Le silence est troublé par le cris des foulques, dissimulées dans les hautes herbes. Au loin, des pêcheurs taquinent le brochet. Envie de saisir les dernières couleurs automnales avant le grand sommeil, tenter de capter cette incroyable  lumière qui irise  les saulaies et dont les branches se dénudent peu à peu. Jeunes saules qui ont les pieds dans l'eau et dont le reflet ondoie à la surface; où commencent et où finissent les graciles branches? Le photographe s'est fait surprendre par la vivacité de l'air, il a la piquette aux mains.



Arche végétale, entrée secrète d'un royaume mystérieux? 
Troublants jeux de miroir. 
Comme Narcisse séduit par son reflet, de toutes leurs branches, les saules semblent chercher l'étreinte, trompés par l'illusion traitresse.

Une petite souris à l’école: spécial « bestiaire »

Parfois, la Petite Souris a de la concurrence dans les classes. Alors aujourd’hui, la parole revient exceptionnellement à toutes ces autres petites bébêtes qui peuplent les classes. 

 

 

Le témoignage (très affecté) de Gipsy (l’araignée, forcément)

« Je vous assure, ce n’est pas faute d’avoir été discrète. J’avais déniché un petit coin tranquille au fond d’un casier rempli de fouillis, la planque idéale, j’y avais une paix royale. Je ne dérangeais personne! Alors imaginez la trouille que j’ai eue quand j’ai vu cette grosse main farfouiller vers moi! Instinct de défense, c’était soit mourir aplatie-écrasée, soit réagir. Dans ces moments, vous le savez bien, on ne réfléchit plus, on agit et hop… je me suis retrouvée sur la main.

Hélas, mal m’en a pris… et ce fut le début de mes ennuis. Une espèce de sirène s’est aussitôt déclenchée dans la classe. Branle-bas de combat, raclements de chaises, limite émeute, tous les élèves agglutinés autour de la Brailleuse qui agitait la main dans tous les sens!

Me voilà alors volant dans les airs, atterrissage un peu rude sur une autre table et surenchère de cris: Quelle horreur!  Elle est super poilue! Elle est énorme! Regardez! Elle a deux crochets rouges! On l’écrase maîtresse? Attention, elle se sauve!  Evidemment que je me carapate, bande de tortionnaires! Poilue moi? Même pas ou si peu! Je vous jure, qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre!

La maîtresse demande s’il y a un courageux dans la classe pour me mettre dehors! Qu’est-ce qu’ils croient tous? Que je vais me jeter sur eux, tous crochets brandis??? Ils en ont des bonnes, vraiment! Moi, je suis complètement affolée. Traquée, acculée! On cherche à tout prix à me faire grimper sur une pochette cartonnée. Voilà, ils ont gain de cause, j’y suis! Et bien sûr, ça hurle de plus belle.

A nouveau,  je traverse  la classe sur mon tapis volant improvisé, escortée par une bande d’excités. La maîtresse ouvre la fenêtre et à moi le vol plané, jetée comme une malpropre.

Ce jour- là, j’ai été traumatisée… et j’y ai même perdu une patte. Pas drôle tous les jours d’être une araignée…Mais bon, voyons les choses du bon côté,  cela aurait pu être pire… »

Les déboires de Gaspard le lézard

« Bah moi aussi je suis traumatisé. Je ne suis qu’un bébé lézard qui faisait sa première sortie, attiré par les rayons du soleil. J’ai vu trop tard le petit humain qui m’a chopé par la queue. Aïe! Je n’ai pas tout de suite compris que j’avais perdu ma queue toute neuve! Et là-dessus je me suis retrouvé enfermé dans une boite toute sombre, mon petit coeur battant la chamade, complètement affolé.

Le petit humain a expliqué à la maîtresse qu’il m’avait capturé pour me donner à son chat! Terrifié, je les ai entendu parlementer. Le petit humain a été long à convaincre qu’il fallait me relâcher. Mais la maîtresse a finalement eu gain de cause et d’expliquer aux autres enfants pourquoi je n’avais plus de queue. Une voix fuse alors: « Pas grave, sur le petit bout de queue, un nouveau lézard va pousser! »  Bah voyons! Dès que j’ai vu la lumière du jour, je me suis sauvé sans demander mon reste. Désormais ça me servira de leçon et je me méfierai aussi des petits humains. »

Huguette, Bob, Gudule, Albert, Josette, Philibert, Ursule, Léon etc etc etc…

« Viens mon chou, mon bijou, mon joujou, sur mes genoux, et jette des cailloux à ce hibou plein de poux »

Nous, on ne craint rien ni personne! Plus coriaces que nous, y a pas. En classe nous sommes les rois! On pullule, on se multiplie, on se propage. C’est qu’on n’est pas difficiles: toutes les chevelures font l’affaire même si nous avons une préférence pour les bouclées, les épaisses, bien sûr. Parfois, on n’est pas contre une petite sortie improvisée, faut comprendre, tellement d’autres territoires à conquérir! A bien y réfléchir, nous sommes des Aventuriers, des Explorateurs, des vrais de vrais! »

Pour découvrir ou relire d’autres aventures de la Petite Souris, cliquez ICI !

 

Une petite souris à l’école: au pays des Monstrosors

Aujourd’hui, la Petite souris a envie de rendre hommage à tous ces professeurs des écoles parfois héroïques. Ou quand faire la classe n’est pas toujours une sinécure et quand certaines petites têtes blondes s’avèrent être en réalité d’affreux Monstrosors. La Petite Souris a parfois eu la tentation de prendre ses jambes à son cou, pour se cacher dans son trou et ne plus en ressortir. Tout comme il existe certaines classes où il n’y a plus de petite souris à cause de la trop grande concentration de Monstrosors… 

 

 

Bienvenue au rayon des colères chroniques et autres cacas nerveux

Nathanaël, en CE1, est LE spécialiste des grosses crises de colères. Pas question de travailler si la maîtresse ne reste pas à côté de lui, tout le temps. Les autres élèves?  Des rivaux qu’il faut évincer, et pas dans la douceur. Sa tolérance à la frustration étant proche du zéro, il part en vrille dès la moindre contrariété. Il est devenu expert en petits bruits « parasites » qui vont crescendo jusqu’à l’insupportable. C’est aussi un as du sabotage, feuilles gribouillées,  trouée puis jetée en boule à la tête des autres. Un élève indisposé ose se plaindre? Nathanaël voit aussitôt rouge! « Les autres en ont toujours après lui, c’est pas juste, il n’a rien fait »! Et maintenant, c’est le cartable du voisin et tout ce qu’il y a sur sa table qui volent dans la classe. La maîtresse se fâche et se voit obligée de le contenir avant qu’il ne fasse mal à quelqu’un. Il s’esquive et se jette sur les affiches qu’il tente d’arracher. Puis menace de balancer sa chaise sur le premier qui le regarde de travers. Cela se termine toujours de la même façon: la maîtresse qui l’attrape, le traine de force dans le couloir et  le contient physiquement, en attendant qu’un collègue arrive en renfort. La classe, restée seule, bourdonne comme une abeille désorientée. « Continuez de travailler, les enfants… la maîtresse n’est pas loin et revient dès qu’elle peut »! C’est violent; elle s’est déjà pris des coups et des tentatives de morsures. Elle a surtout compté le temps qu’elle perdait chaque jour, à gérer ces colères: mises bout à bout, plus d’une heure qui s’est encore envolée. Une heure de perdue pour les apprentissages. Usure et lassitude.

Blablabla…

Lucas, 6 ans, est rentré en CP… à reculons.  Il ne se sent pas concerné par ce qui se passe en classe. C’est encore un tout-petit dans sa tête. Apprendre à lire, écrire, compter, pour quoi faire? Il est à mille lieues de tout ça. Alors dès qu’il peut, il cherche à  » se sauver »: il file à quatre pattes dans la pièce, rampe sur le sol comme un serpent, il rigole, ça l’amuse follement,  glisse sous les chaises des copains dont il attrape les pieds. Puis se roule par terre en hurlant blablabla quand la maîtresse intervient. Et c’est comme ça tous les jours.

Langage fleuri

Gabin, 6 ans et déjà tout d’un petit dur: dans le regard, dans la posture, dans les  « Non! » qu’il braille quand il a décrété qu’il n’avait pas envie. Gabin est dans la toute puissance, depuis toujours, et son vocabulaire est déjà très fleuri. Il jure comme un vrai charretier et est un fervent adepte du doigt d’honneur. Mère convoquée; elle déboule un soir dans le couloir en remorquant son  fils, plus  une petite soeur de 3 ans qui gigote dans ses bras. Le gamin ne veut pas venir et regimbe avec humeur. Retentissent alors les charmantes remontrances maternelles : Putain de merde, tu fais chier, quel enfoiré, bordel!  Et la petite soeur, toute guillerette, de répéter en choeur: Putain-merde- chier-enfoiré- bordel!

Journée rock & roll

Après le hip hop sur sa table, le roulé boulé au sol, le saut par dessus la barrière dans la cour, le goinffrage de bonbons volés derrière la cabane, voici l’enfant  volant dans les couloirs et qui atterrit dans les bras de la psychologue scolaire… Une journée presque ordinaire pour le petit Carlos, 6 ans…

(Cette histoire a été écrite par une collègue un peu désabusée. Elle m’a bien fait rire… parce que c’est tellement ça! Et vaut mieux en rire qu’en pleurer, non?) 

Et pour finir, quelques petits savoureux échanges…

Un élève à sa maîtresse: « Je vais demander à maman qu’elle te fasse renvoyer! »

Une mère à l’enseignant de sa fille en CM2:  » Elle part complètement en vrille à la maison, faites quelque chose bon sang!!!! »

 

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