Archives mensuelles : janvier 2017

Quand l’écriture rencontre la photographie…

Dans la famille Chavy, je demande…le photographe!

Cela faisait longtemps que je voulais écrire des textes inspirés de photographies, un art que j’admire.

Quand la photographie et l’écriture se rencontrent…

Deux regards unis pour exprimer un même désir : une revendication à la contemplation,  à la rêverie pour ralentir la course du temps, voire l’arrêter juste un instant.

Une photographie pour contempler l’infiniment petit, l’infiniment beau, l’infiniment simple, l’évident et l’indicible; et capturer un instant d’éternité.

Un texte  pour se laisser  porter par les mots …

Pour découvrir la première photographie et son petit texte associé, je vous invite à cliquer sur ma nouvelle rubrique « Dans l’objectif!« 

Bonne balade…

La petite fille dans le train…

 

Hiver ! Grand froid et microbes en maraude… Un temps à rester chez soi, au chaud, sous la couette avec un bon livre, non?

La  petite histoire que je vais vous raconter parle de livres justement. Elle m’a été rapporté par mon amie Claire Zucchelli-Romer, (auteur de superbes et poétiques albums jeunesse pop-up que je vous recommande d’ailleurs vivement, dont Souffle! et  Percussion aux éditions Milan, pour voir, cliquez sur le lien en rouge!)

Lors d’un voyage en train, Claire eut pour voisines une maman et sa petite fille de deux/trois ans. Pour occuper l’enfant, la maman lui lisait un album. Mais la fillette n’avait à l’évidence rien à faire de l’histoire et écoutait d’une oreille distraite. Non, tout ce qui l’intéressait, c’était corner le petit bout des pages qui étaient à portée de ses doigts. Et sa maman à chaque fois de la reprendre : « Tu abimes le livre, arrête ça, sinon, je ne lis plus l’histoire et je la range. » Mais rien à faire: la maman reprenait le fil de sa lecture et la petite… ses pliages méthodiques. Au bout d’un énième avertissement plus qu’agacé, la maman mit à exécution sa menace et rangea l’album:  » Tu es en train de l’abimer, ce n’est pas fait pour ça un livre, alors on arrête, tant pis. » Et le livre malmené  disparut dans le sac-refuge. Et  la petite fille se mit à vomir.

Coïncidence plutôt cocasse, non, cette petite fille qui vomit  pile au moment où sa mère lui confisque l’album martyrisé?! Comme une révolte inconsciente et légitime de toute sa petite personne.

Anecdote qui pourrait passer pour anodine en apparence mais qui soulève pourtant quelques questions: à quoi ça sert un livre? Comment le traiter et l’utiliser?  Quel sort lui réserver? Objet sacré ou au contraire à désacraliser? Certains albums sont tellement beaux et paraissent si fragiles qu’on aurait presque envie de les mettre dans des vitrines, comme des objets précieux. En côtoyant ses lecteurs, Claire Zucchelli a fait ce constat: si les enfants s’approprient très vite le livre-objet, tout à leur exploration sensorielle, spontanée et  dénuée de tout scrupule, leurs parents et les adultes en général sont à l’inverse beaucoup plus timorés, respectueux ou soucieux de ne pas abîmer, n’osant pas trop manipuler de peur de déchirer. Or aussi fragile soit-il, un livre n’est-il pas fait aussi pour être touché, plié, corné, déchiré, réparé, recollé ou re-scotché, preuve qu’il a vécu et qu’il a été au contraire aimé et parcouru, voire goûté,  léché, humé, reniflé? Car qui dit que la lecture ne serait qu’une affaire de vue après tout? Quand j’étais enfant, la première chose que je faisais, avant de commencer un nouveau livre, c’était d’en sentir les pages! Et pour preuve qu’on s’attache peut-être plus aux livres un peu cabossés et qui ont bien vécu: lorsque j’ai dû faire du tri dans la quantité affolante de livres-albums qu’avaient mes enfants devenus grands, spontanément, je n’ai conservé que ceux qui avaient une âme, les rabâchés mille et une fois, les tâchés de chocolat, les mordillés et ceux qui conservaient encore des traces de petites quenottes. Parce qu’un livre, c’est bien plus qu’une simple histoire, non? Et ça peut se dévorer au sens propre comme au sens figuré…

Sur ce, je vous souhaite pleins de belles lectures, installés au chaud et douillettement de préférence et un bon voyage! Et surtout, n’oubliez pas d’affûter tous vos sens!!! A bientôt!

 

 

Un super article sur mon roman « Le choix d’une vie » !!

 

 

Bonjour à tous!

J’ai eu une jolie surprise ce matin en tombant un peu par hasard sur le blog littéraire Bouquin en scène qui a parlé de mon dernier roman « Le choix d’une vie« . Si vous êtes curieux de lire ce commentaire et de découvrir ce blog par la même occasion, voici le lien: http://www.bouquinenscene.fr/archives/2016/11/03/34516882.html.

Je voudrais remercier l’auteur pour ce bel article, car c’est grâce à ce genre de commentaire qu’une histoire trouve ses lecteurs et prend tout son sens.

Je suis toujours surprise et touchée de voir comment des lecteurs de tous horizons s’approprient une histoire. C’est comme une renaissance perpétuelle. Chacun suit sa propre mélodie intérieure et intime. La magie de la lecture.

A bientôt…

Une nouvelle année…

ça y est, 2016 a rejoint le cortège des années passées…

Sentiments ambivalents, cela m’a toujours paru étrange de fêter la nouvelle année. Un jour particulier entourés de ceux qu’on aime pour célébrer…le temps qui passe. Contempler depuis le promontoire étroit de l’instant présent, la fugace vision du chemin déjà parcouru, pareil à une rivière  dont la source s’éloigne chaque jour un peu plus, une rivière tantôt calme tantôt tumultueuse, avec ses méandres, ses petits et grands tourbillons, ses périodes de sécheresse et ses crues, ses passages souterrains et ses résurgences inattendues. Et puis, aux douze coups de minuit, contempler l’avenir et son mystérieux horizon. Se tenir tout en haut d’une cascade, prendre son souffle et se préparer au grand saut vers l’inconnu. Vient alors le moment des voeux partagés, échangés. Rêves de fraternité, d’amour et de paix, les pieds ancrés, une fois n’est pas coutume, dans l’instant présent, une accalmie que l’on s’accorde, une halte?

Premier jour de l’an, le rituel des voeux prend parfois des allures de prescription médicale, distribution générale pour tous: une petite gélule de bonheur, une autre de bonne santé et une autre encore pour l’amour. Avec ça, nous devrions être parés pour replonger dans le bain bouillonnant de la vie, qui reviendra plus vite qu’on ne le pense, emportés par le courant. Car la vie galope et n’attend pas…

Alors, soyons ambitieux, rêveurs, fous, nous n’avons qu’une vie après tout ! Sauter dans le vide. Tomber et se relever.  Pleurer et rire. Ecouter sa petite voix intérieure. Oser. Foncer. Provoquer la chance. Aimer. Dire je t’aime. Veiller. Protéger. Voyager, voyages immobiles et voyages vers d’autres horizons. S’ouvrir aux autres. Oublier la peur. Dormir. Rêver les yeux ouverts. Lire. Ecrire. Musarder. Regarder les fleurs pousser, la course des nuages. Se réchauffer au soleil. Se laisser bercer par le bruit des vagues. Respirer. Apprendre. Ecouter. S’émerveiller. Contempler.Vivre.

 

Belle année 2017 à vous tous…

Isabelle Chavy