En cours d’écriture…

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« Le lecteur peut être considéré comme le personnage principal du roman, à égalité avec l’auteur, sans lui, rien ne se fait. »        Citation d’Elsa Triolet

Avant toute chose, je voudrais  remercier tous les lecteurs qui m’ont fait des retours si chaleureux et positifs sur mon dernier roman Le choix d’une vie. Les ventes ont très bien démarré, mieux que je n’osais l’espérer ou l’imaginer, même! Merci ! Je croise les doigts pour que cela continue!

Ces derniers temps, je me fais un peu plus discrète sur mon blog. Pas d’inquiétude, c’est juste que je suis en pleine période d’écriture. La naissance d’une nouvelle histoire demande beaucoup de temps, de silence, de persévérance et de contemplation. Un jour on écrit juste une  ligne ; le lendemain, plusieurs paragraphes arrivent tout seuls, comme si ça coulait de source. Ce qui a été écrit un jour peut être détricoté le lendemain. Mais ça avance et ça se construit, lentement mais sûrement.

Une jolie citation de Orhan Pamuk (La valise de mon père) définit assez bien, en ce qui me concerne, le travail d’écrivain: « Pour moi le secret du métier d’écrivain réside non pas dans une inspiration d’origine inconnue mais dans l’obstination et la patience. Une jolie expression turque, creuser un puits avec une aiguille, me semble avoir été inventée pour nous autres écrivains« .

Quant à l’origine de l’inspiration, si mystérieuse et si fragile: une simple petite étincelle suffit parfois. Ecrire, c’est rêver éveillé.

A très bientôt, promis!!!

Les petits philosophes en herbe… Une nouvelle rubrique!

images-copieLorsque les élèves réfléchissent ensemble sur la vie, ils font souvent de la philosophie sans le savoir… D’où une idée de nouvelle rubrique, consacrée à ces mots d’enfants: Les Petits Philosophes en herbe. 

Pouvoir débattre en classe sur un thème donné ou à propos d’une situation vécue, est avant tout l’occasion pour les élèves  d’apprendre à s’écouter mais aussi à donner son opinion et à exprimer ses émotions. Le bâton de parole circule alors de main en main, s’improvisant parfois micro imaginaire, donnant le courage nécessaire pour prendre la parole devant les autres. Très vite, tous les enfants se prennent « au jeu ». Et dès la première séance, ce joli constat: il n’y a pas d’âge pour philosopher.

Ce jour-là, la classe revenait de sa première séance de piscine. Si pour beaucoup, piscine rime avec plaisir et joie, pour d’autres, c’est l’appréhension qui domine, voire la peur. Certains avaient même mal au ventre depuis la veille au soir. Quelques uns ont pleuré. Du coup, la classe a débattu sur le sujet suivant: Qu’est-ce que la peur? Pourquoi a-t-on peur?

Pour découvrir ce grand moment de réflexion collective, je vous invite sur ma nouvelle page Les petits philosophes en herbe. Bonne lecture (et bonne réflexion…)

 

 

« Le choix d’une vie »

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Premiers échos depuis la sortie de mon roman, merci infiniment pour vos messages adorables, touchants, rassurants !!!

« Le choix d’une vie » est une fiction bien sûr. Mais l’histoire m’a été inspirée par un fait authentique. Dans mon dernier article, je vous promettais de vous en raconter l’origine. Alors, pour découvrir l’histoire dans l’histoire, l’élément déclencheur qui m’a inspiré ce roman, je vous propose d’aller découvrir ma nouvelle page Le choix d’une vie. Bonne lecture et à bientôt!

Le dernier né…

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Voilà, c’est parti! Mon second roman, Le choix d’une vie, est sorti en catimini (…) pendant que j’étais en vacances, loin de là. Le jour J,  j’ai eu une petite pensée pour lui et bien sûr, l’inévitable appréhension du grand saut dans l’inconnu. J’ai croisé les doigts et  lui ai souhaité secrètement bonne chance. Parce que désormais, il lui faudra suivre son bonhomme de chemin à découvert, aller à la rencontre de ses lecteurs et écrire sa propre histoire sur laquelle je n’aurai plus la main. Dans un prochain article, je vous raconterai comment ce  roman est né, l’histoire dans l’histoire… A bientôt!

(…)  en avant-première chez France Loisirs.

Bonnes vacances!

26986857510_027f1eacf9_qLe soleil est revenu pile pour les vacances d’été. Ouf!

Au programme: flâner, musarder et ralentir un peu la course du temps. Profiter de ceux qu’on aime. Savourer les petits bonheurs du quotidien. Se ressourcer. Et petite pause dans l’écriture en ce qui me concerne, histoire de recharger les « batteries »…  je vais lire, rêver et voyager…

Très belles vacances à tous! On se retrouve bientôt!

Sortie d’un second roman!

board-953151__180A vos agendas ! Je suis très heureuse de vous annoncer que mon second roman, Le choix d’une vie, aux éditions Nouvelles Plumes, sort le 10 août 2016 en avant-première chez France Loisirs.

Il suffit parfois d’une simple étincelle pour faire germer une nouvelle histoire: un bout de conversation saisi au vol et qui fait mouche, un rêve, une musique ou un paysage, un événement ou une rencontre…

Le coup de téléphone inattendu d’un généalogiste, pendant l’été 2014, est à l’origine de ce nouveau roman. En voici un petit résumé, en attendant de le découvrir en librairie! A bientôt!

Paris 2010. Anna reçoit le coup de téléphone d’un généalogiste, qui a été mandaté par un notaire pour la retrouver. Coup de théâtre: il lui annonce qu’elle hérite d’une maison située dans un village de l’Yonne d’un arrière grand-père, mort en 1930. Anna tombe des nues: d’où sort cette maison? Pourquoi n’est-elle pas passée dans l’héritage en 1930? En cherchant à comprendre, Anna va devoir replonger dans l’histoire familiale et remonter dans le temps, au-delà de la première guerre mondiale, pour découvrir peu à peu une autre histoire, la vraie, tenue secrète pendant plus de 80 ans.

Un ange-gardien…

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Mon deuxième roman va bientôt paraître! Vous en saurez plus prochainement, promis! En attendant, comme pour le premier, mon éditeur m’a demandé de réfléchir à une dédicace et à des remerciements.

De fait, si écrire est une action solitaire et exclusive, toutes ces histoires ne seraient peut-être jamais venues au monde sans la présence dans ma vie de quelques « anges gardiens » qui m’ont guidée, inspirée, portée… et à qui je dois énormément. J’aurais beaucoup de personnes à remercier, parmi lesquels ma famille, mes proches, mes amis et ceux qui m’ont offert cette incroyable chance d’être publiée: mon éditeur et mes premiers lecteurs.

Et puis, il y a des rencontres qui relèvent du destin comme ce professeur de français, quand j’étais au collège, qui a su m’accompagner à l’époque où adolescente exigeante et passionnée, je cherchais mon style, tant dans mes lectures et que dans ma manière d’écrire.  Une relation dépassant peu à peu le simple rapport professeur-élève et qui s’étoffa avec le temps. Une femme extraordinaire, sereine et confiante, qui jamais ne cessa de veiller sur moi, même de loin, toujours là pour me conforter dans mes choix. Elle avait pourtant fort à faire car je manquais particulièrement de confiance en moi :  il me manquait encore cette petite étincelle pour sauter le pas, mes manuscrits sitôt écrits, sitôt oubliés au fond d’un tiroir… Aussi, le jour où je me sentis prête enfin à tenter ma chance auprès des maisons d’édition, elle fut naturellement la première à qui je voulus l’annoncer. Une façon détournée de lui demander d’être à mes côtés, encore et toujours,  dans cette nouvelle et hasardeuse entreprise.

Parfois dans la vie, il y a des choses qu’on ne s’explique pas, une intuition soudaine,  un ressenti, comme un flash… on sait, c’est tout. J’étais en train de lui écrire cette fameuse lettre où je lui annonçais ma décision, quand j’ai su intuitivement qu’elle ne la lirait jamais et que c’était trop tard. Rien de concret ni de rationnel. Juste un pressentiment, troublant. Comme pour conjurer le sort, j’ai fait celle qui n’avait rien entendu, le contraire aurait été inconcevable. J’ai fini d’écrire ma lettre et je l’ai envoyée.

Et pour la première fois,  je guettai une réponse qui ne vint jamais.

Etrange sensation que ce fil coupé brusquement, sans bruit et sans explication. Comme la flamme d’une bougie qui s’éteint. Ma réponse était dans ce silence, je le savais.

Six mois plus tard, par une belle journée d’été, je reçus un courrier inattendu. C’était sa soeur qui m’écrivait, me racontant qu’elle était tombée par hasard sur ma lettre, qui n’avait pas été ouverte. Elle s’excusait pour le temps qu’elle avait laissé passer avant de pouvoir m’annoncer la nouvelle. C’est ainsi que j’appris que mon ancien professeur de français avait succombé à un cancer foudroyant. Egale à elle-même, elle avait émis la volonté de ne prévenir personne, désireuse de partir dans la plus grande  discrétion. Sans effusion ni adieux, s’éteignant au moment précis où je lui écrivais cette lettre. Fin de l’histoire.

Je ne lui ai pas dit au revoir ni merci. Mais huit ans après sa mort, j’ai conscience que sans elle, je ne serais peut-être pas là aujourd’hui. Tout simplement. Alors voilà, c’est dit.

Comment concilier Muse et Drôles…

sand-883068__180En ce moment, je suis sur l’écriture d’un nouveau roman. Il n’en est qu’aux balbutiements et de toute façon, cela prendra du temps. Travailler les mots comme d’autres travaillent le bois, le métal précieux, avec patience et passion.  On peut parfois rester  des heures, des semaines sur une phrase, un paragraphe, jusqu’à ce qu’on trouve enfin le bon rythme, la sonorité idéale. L’histoire prend alors peu à peu de l’étoffe, de l’épaisseur… L’inspiration (mystérieuse), le style, tout cela tient à si peu de choses.

Pour s’y consacrer pleinement, il faudrait du temps, de longues périodes de solitude et de silence. Toutes mes histoires sont nées dans le bruit et l’agitation. Pas le choix avec trois enfants à la maison.

Lorsqu’on lit un roman et qu’on se laisse emporter par l’histoire, on n’imagine pas l’envers du décor, tout ce travail en amont, parfois laborieux ou mouvementé. Et si pour une fois, la table des matières révélait  les coulisses du roman plutôt que son déroulement narratif? Un clin d’oeil malicieux d’un auteur à ses lecteurs, en quelque sorte.

Alors, un jour que je cherchais vainement un endroit tranquille pour me consacrer à cette nouvelle histoire, je me suis amusée à lui imaginer une table des matières un peu détournée qui refléterait  parfaitement mon dilemme et pourrait ressembler à ceci:

chapitre 1: Sérénité – table de salle à manger.
(Très très tôt le matin: il fait encore nuit, tout le monde dort, même le cochon d’Inde, pas un bruit… trop bien !)

Chapitre 2: Agacement  table de cuisine.                                                                                                      (Va-et-vient incessants. Toussotements discrets. Petits regards inquisiteurs par dessus l’épaule, je peux lire ce que tu écris?)

Chapitre 3: Obstination – à défaut de table,  le lit.                                                                                     (Planquée mais position pas très confortable. Mal au dos… Puis voilà le fils qui se met à jouer du piano, avec la pédale).

Chapitre 4: Résignation – bureau.                                                                                                                    (Dans le passage. Bruit de chasse d’eau, placards de cuisine qu’on ouvre et  referme bruyamment, bruits de chaise, ça commence à crier famine à l’autre bout de la maison…)

Chapitre 5: Résistance –  table de cuisine le retour.                                                                                   (Crêpage de chignon du côté des filles Faire la sourde oreille? Impossible. Nerfs en pelote. Pause nécessaire pour cause d’arbitrage.)

Chapitre 6: Accalmie avant la tempête table de salle à manger.                                                     (Un thé qui refroidit à côté de l’ordinateur, oublié. Super concentrée. Mais gros boum dans une des chambres, tous les jouets en vrac par terre. ça pleure très fort, pas le choix, faut y aller.)

Chapitre 7: Un peu de tranquillité – sur le tapis du salon.                                                                    (Au soleil…L’ordinateur en profite pour recharger ses batteries; les enfants sont dans leur chambre! Mais pas pour longtemps: maman, c’est l’heure de mon dessin animé!)

Chapitre 8: Evasion! Table de jardin
(Trouver le bon angle pour ne pas être éblouie, la tondeuse du voisin, mais finalement, c’est plutôt agréable, jusqu’à …Maman, est-ce qu’on peut goûter ici?)

Chapitre 9: En mode camouflage Dans l’herbe!                                                                                 (Sous le saule pleureur! Masquée, cachée, invisible! Fifi, le chat des voisins me surprend en se collant contre mon dos, il vient réclamer sa caresse… Et se couche sur le clavier.)

Chapitre 10: Optimisation – Dans la voiture.                                                                                       (Pendant que la petite dernière est au poney. Là, une vraie paix, royale! Mais sans quitter l’heure des yeux. Je serais capable de l’oublier…)

Chapitre 11: La stratégie de l’autruchesur le canapé (libre!)                                                       (Le silence dans la maison… Le soleil qui chauffe la pièce. Ne surtout pas regarder en direction de la monstrueuse pile de linge à trier, ignorons la poussière et les traces de doigts sur les vitres. Le ménage attendra, moment trop rare et précieux pour le sacrifier…)

Vous l’aurez compris, vive l’ordinateur portable.